Les probiotiques, des microorganismes au service de notre santé 1ère partie

Du lait fermenté traditionnel au concept probiotique

par Dr Dan Toma, Conseiller scientifique, Bio-K+ International

 

 

 

100 siècles d’histoire

Un verre de lait c'est bien... mais si on le laissait fermenter? Il y a environ 10 000 ans, au temps de la ‘révolution néolithique’, nous assistons au passage des groupes nomades de chasseurs-cueilleurs vers une société sédentaire de producteurs. L'homme cessa de vivre en prédateur, et de nouveaux processus agricoles essentiels pour la production des aliments, comme la domestication des animaux, firent leur apparition. C’est précisément le moment où nos ancêtres ont commencé à traire ces animaux domestiqués et à boire leur lait. Mais le lait, aliment facilement altérable, fermente sous l’action des micro-organismes, des enzymes, de l’oxygène, des poussières et d’autres contaminants. Pour cette raison, à peine quelques jours après avoir découvert cette nouvelle source de nourriture, l’homme  a vraisemblablement goûté pour la première fois au lait fermenté, aliment désormais facile à obtenir et à conserver.

 

 

Des boissons légendaires avec des vertus thérapeutiques

Selon la région géoculturelle, une diversité de laits fermentés traditionnels aux propriétés similaires est fabriquée à partir le lait de vache, chèvre, bufflonne, jument, brebis, chamelle, yack, etc., vont entrer dans les habitudes alimentaires quotidiennes de plusieurs civilisations anciennes. Parmi ces boissons légendaires on dénombre le kumiss (lait de jument fermenté très populaire en Asie Centrale) le képhir (originaire du Caucase et préparé avec du lait de divers espèces) le leben ou lben (au Moyen-Orient et en Afrique du nord), ou enfin le lait fermenté bulgare (kiselo mliako) universellement connu sous le nom de yoghourt (yaourt). Ces modèles traditionnels ont servi de source d’inspiration pour les marques génériques de lait fermenté qu’on fabrique maintenant partout dans le monde.

Au fil du temps, les vertus diététiques et thérapeutiques des laits fermentés ont été évoquées par l’historien grec Hérodote (vers 484 -425 avant J.-C.) par l’homme de lettres, historien et militaire romain Pline l’ancien (vers 23-79 après J.-C.) dans son Histoire naturelle et quelques siècles plus tard par le voyageur et l’explorateur vénitien Marco Polo (1254-1324). Le roi François 1er (1494 -1547) lui-même  aurait été guéri de son trouble intestinal grâce à un lait fermenté de brebis administré par un médecin qu’il fit venir de Constantinople.

 

 

L’évolution du concept probiotique

Au début du 20ème siècle, le célèbre microbiologiste Élie Metchnikoff (prix Nobel pour la physiologie de la médecine 1908) émet l’hypothèse que la longévité des populations bulgares pourrait être liée à leur alimentation, particulièrement riche en lait fermenté. Grâce à cette observation, Metchnikoff ouvre la voie vers la théorie de l’effet bénéfique sur la santé de la bactériothérapie lactique en mettant ainsi les fondements du concept de probiotique. En fait, le nom probiotique (pour la vie) a été mentionné pour la première fois dans la littérature médicale par Ferdinand Vergin dans son article Anti- und Probiotika, paru le 28 février 1954 dans la revue Hippokrates. Onze ans après, Lilly et Stillwell décrivent les probiotiques comme des micro-organismes stimulant la croissance d’autres micro-organismes. Parker (1974) leur donne l’acception que l’on connaît aujourd’hui : des substances et des microbes qui contribuent à l’équilibre de la flore intestinale. Depuis, la définition du terme probiotique a subi de nombreuses modifications, pour enfin arriver à sa forme actuelle (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture/Organisation Mondiale de la Santé FAO/OMS 2002). Selon cette définition, les probiotiques sont des microorganismes vivants qui administrés en quantité adéquate confèrent un bénéfice pour la santé.

 

 

Le probiotique ‘idéal’

Les probiotiques contiennent des souches uniques ou multiples de microorganismes dont les plus utilisés sont les lactobacilles, mais également des bifidobactéries, des entérocoques et des levures. Certaines souches seulement vont exercer un effet probiotique. Le probiotique ‘idéal’ doit satisfaire 3 conditions essentielles: 1. Des souches bactériennes pures et vigoureuses, résistantes à l’acidité gastrique et à l’action des sels biliaires 2. Une haute concentration de bactéries vivantes et actives à la consommation, capables d’exercer un effet probiotique 3. Des bienfaits du produit sur la santé scientifiquement démontrés. 

Bio-K+ est le probiotique qui répond à toutes ces exigences.

Les prochaines chroniques traiteront des formes de présentation des probiotiques, leurs mécanismes d’action, ainsi que leurs bienfaits pour votre santé.