100
siècles d’histoire
Un
verre de lait c'est bien... mais si on le laissait fermenter? Il y a environ 10
000 ans, au temps de la ‘révolution néolithique’, nous assistons au passage des
groupes nomades de chasseurs-cueilleurs vers une société sédentaire de
producteurs. L'homme cessa de vivre en prédateur, et de nouveaux processus
agricoles essentiels pour la production des aliments, comme la domestication
des animaux, firent leur apparition. C’est précisément le moment où nos
ancêtres ont commencé à traire ces animaux domestiqués et à boire leur lait.
Mais le lait, aliment facilement
altérable, fermente sous l’action des micro-organismes, des enzymes, de
l’oxygène, des poussières et d’autres contaminants. Pour cette raison, à
peine quelques jours après avoir découvert cette nouvelle
source de nourriture, l’homme a
vraisemblablement goûté pour la première fois au lait fermenté, aliment
désormais facile à obtenir et à conserver.
Des
boissons légendaires avec des vertus thérapeutiques
Selon
la région géoculturelle, une diversité de laits fermentés traditionnels aux
propriétés similaires est fabriquée à partir le lait de vache, chèvre,
bufflonne, jument, brebis, chamelle, yack, etc., vont entrer dans les habitudes
alimentaires quotidiennes de plusieurs civilisations anciennes. Parmi ces
boissons légendaires on dénombre le kumiss (lait de jument fermenté très
populaire en Asie Centrale) le képhir (originaire du Caucase et préparé avec du
lait de divers espèces) le leben ou lben (au Moyen-Orient et en Afrique du
nord), ou enfin le lait fermenté bulgare (kiselo mliako) universellement connu
sous le nom de yoghourt (yaourt). Ces modèles traditionnels ont servi de source
d’inspiration pour les marques génériques de lait fermenté qu’on fabrique
maintenant partout dans le monde.
Au fil
du temps, les vertus diététiques et thérapeutiques des laits fermentés ont été
évoquées par l’historien grec Hérodote (vers 484 -425 avant J.-C.) par l’homme
de lettres, historien et militaire romain Pline l’ancien (vers 23-79 après
J.-C.) dans son Histoire naturelle et quelques siècles plus tard par le
voyageur et l’explorateur vénitien Marco Polo (1254-1324). Le roi François 1er
(1494 -1547) lui-même aurait été guéri
de son trouble intestinal grâce à un lait fermenté de brebis administré par un
médecin qu’il fit venir de Constantinople.
L’évolution
du concept probiotique
Au début du 20ème siècle, le célèbre microbiologiste
Élie Metchnikoff (prix Nobel pour la physiologie de la médecine 1908) émet
l’hypothèse que la longévité des populations bulgares pourrait être liée à leur alimentation,
particulièrement riche en lait fermenté. Grâce
à cette observation, Metchnikoff ouvre la voie vers
la théorie de l’effet bénéfique sur la santé de la bactériothérapie lactique en
mettant ainsi les fondements du concept de probiotique. En fait, le nom
probiotique (pour la vie) a été mentionné pour la première fois dans la littérature
médicale par Ferdinand Vergin dans son article Anti- und Probiotika, paru le 28 février 1954 dans la revue
Hippokrates. Onze ans après, Lilly et Stillwell décrivent les probiotiques comme des
micro-organismes stimulant la croissance d’autres micro-organismes. Parker
(1974) leur donne l’acception que l’on connaît aujourd’hui : des
substances et des microbes qui contribuent à l’équilibre de la flore
intestinale. Depuis, la définition du terme probiotique a subi de nombreuses
modifications, pour enfin arriver à sa forme actuelle (Organisation des Nations Unies pour
l'alimentation et l'agriculture/Organisation Mondiale de la Santé FAO/OMS 2002). Selon cette définition, les probiotiques
sont des microorganismes vivants qui administrés en quantité adéquate confèrent
un bénéfice pour la santé.
Le
probiotique ‘idéal’
Les
probiotiques contiennent des souches uniques ou multiples de microorganismes
dont les plus utilisés sont les lactobacilles, mais également des
bifidobactéries, des entérocoques et des levures. Certaines souches seulement
vont exercer un effet probiotique. Le probiotique ‘idéal’ doit satisfaire 3
conditions essentielles: 1. Des souches bactériennes pures et vigoureuses,
résistantes à l’acidité gastrique et à l’action des sels biliaires 2. Une haute
concentration de bactéries vivantes et actives à la consommation, capables
d’exercer un effet probiotique 3. Des bienfaits du produit sur la santé
scientifiquement démontrés.
Bio-K+
est le probiotique qui répond à toutes ces exigences.
Les prochaines
chroniques traiteront des formes de présentation des probiotiques, leurs
mécanismes d’action, ainsi que leurs bienfaits pour votre santé.