Tofu aux deux huiles et au vinaigre de prunes

Tofu deux vinaigres

Une recette simplissime et colorée pour agrémenter au mieux le tofu et faire le plein de bons acides gras.

L’huile de canola est réputée pour ses acides gras monoinsaturés bénéfiques pour la santé, ainsi que pour ses apports non négligeables en vitamine E et vitamine K. Elle a malheureusement un goût assez prononcé qui peut déplaire à certains… En la mariant à un condiment japonais salé et acide à base de prunes, nommé umesu, au goût fruité, et en ajoutant une touche d’huile de sésame, on obtient un mélange original qui surprend les papilles au lieu de les rebuter. Quant au visuel, il est plus qu’original : un jeune vif allié à un beau rose translucide, que demander de plus pour égayer une assiette ?

Ce mélange d’huiles et de « vinaigre » de prune assaisonne joliment les salades d’hiver aux racines crues râpées (carottes, betteraves, radis noirs, céleri rave…) mais également un simple morceau de tofu ferme nature. Le tofu, une fois essoré, se comportant comme une « éponge à goûts », va s’imprégner des saveurs et des parfums des huiles et de l’umesu. C’est un plat extrêmement simple qui peut s’emporter dans un bento pour le travail ou se glisser entre deux tranches de bon pain pour réaliser un casse-croûte protéiné savoureux, accompagné de laitue croquante et d’une ou deux tranches d’avocat.

Tofu aux deux huiles et au vinaigre de prunes
 
Préparation
Cuisson
Temps total
 
Une recette simplissime et colorée pour agrémenter au mieux le tofu et faire le plein de bons acides gras.
PAR:
INGRÉDIENTS
  • 1 morceau de tofu ferme, nature, légèrement essoré
  • 1 c. à soupe d’huile de canola
  • 1 c. à thé d’huile de sésame grillé
  • 1 c. à soupe (ou un peu moins) d’umesu (condiment japonais réalisé à partir de prunes en saumure, disponible en épicerie japonaise)
MÉTHODE
  1. Placer le tofu sur une petite assiette et l’arroser d’umesu.
  2. Verser ensuite les deux autres huiles sur le tofu et déguster nature ou en émiettant le tofu sur une tranche de pain avec des herbes fraîches hachées.
NOTES ET ASTUCES
Attention, l’umesu possède une teneur importante en sel et n’est donc pas conseillé aux personnes qui surveillent leur ration de chlorure de sodium.

Pour fabriquer ses propres prunes en saumure à la façon des Japonais, ramasser des prunes ou des abricots juste avant qu’ils ne mûrissent (c’est à dire lorsqu’ils sont encore assez durs, et pas ou peu colorés). Les placer dans un grand bocal en verre stérilisé avec de l’eau bouillie salée (1 volume de sel pour 3 volumes d’eau). Même fermé, le bocal va déborder, il faut mettre du papier absorbant ou des journaux dessous.

Attendre quelques semaines que les prunes soient ramollies et consommer leur chair avec du riz, dans des salades, ou écrasée dans des vinaigrettes. La saumure, agrémentée de branches de romarin, de thym ou de sauge, peut être ensuite consommée comme un vinaigre très salé, en assaisonnement.
Ôna Maiocco
ona@super-naturelle.com

Ôna Maiocco est une créatrice et auteur culinaire qui s’intéresse à inventer des recettes toujours plus colorées, saines et éthiques. Guidée par son émerveillement pour l’ingrédient végétal, elle cultive la beauté du goût au quotidien à travers son blog et les ateliers de cuisine qu’elle anime à Paris.

1 commentaire
  • Anicée
    Publié à 01:15h, 12 mai Répondre

    Bonjour,

    Belle idée que de mettre des fruits en saumure :-))) Par contre, j’ai essayé l’automne dernier avec des prunelles sauvages (prunus spinosa) ou encore épine noire. Le problème, c’est que le dessus du bocal a commencé à se couvrir de moisi au bout de quelques jours, et même après avoir enlevé plusieurs fois cette couche, ça n’a rien donné de bon. La recette disait qu’on pouvait manger les prunelles, mais aussi consommer le liquide qui devenait un vinaigre, un peu comme l’umebosis japonais. La recette était identique à la vôtre, avez vous une idée de l’erreur qui a pu provoquer ce gâchis… ? D’avance merci de votre réponse :-)))
    Belle journée à vous !

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