Vegan Soto ayam, soupe indonésienne végétalisée au seitan

Vegan Soto ayam

L’Indonésie est un pays dont la culture culinaire reste encore plutôt ignorée du le reste du monde, c’est bien dommage, cette dernière étant plutôt riche et originale. Je vous laisse en juger avec cette surprenante soupe blonde où les épices s’entremêlent pour un goût subtilement exotique

Le soto ayam est une soupe à base de poulet (ayam) que j’ai pris la liberté de végétaliser avec du seitan. On peut le déguster dans tout l’archipel indonésien où il est présent et populaire aussi bien dans la cuisine rurale des grands-mères que dans les échoppes de rues en ville. Bien que sa composition varie selon les régions et les personnes qui le cuisinent, il contient toujours du curcuma auquel il doit sa couleur caractéristique.

C’est un plat drôlement rassasiant servi avec tout un tas de petits accompagnements ; on peut le voir comme un délicieux potage en kit à composer selon ses préférences ! Il est particulièrement bienvenu avec l’arrivée du temps automnal…

La recette : Vegan Soto ayam

Rendement : environ 4 personnes
Temps de préparation : 30 minutes
Temps de cuisson : 45 minutes
Ingrédients pour le seitan :
  • 200 ml de bouillon végétal (eau de cuisson de légumes)
  • 4 c. à soupe de sauce soja Tamari (40 g)
  • 2 c. à soupe de jus de citron (20 g)
  • 2 c. à thé de gingembre en poudre
  • sel et poivre au goût
  • 180 g de gluten de blé
Ingrédients pour la soupe :
  • 100 g d’échalotes (environ 3)
  • 2 gousses d’ail
  • 15 g de de curcuma frais (2-3 cm)
  • 15 g de gingembre frais (2-3 cm)
  • 1 cm de galanga frais
  • 2 L d’eau
  • 1 bâton de citronnelle
  • sel au goût
  • 50 g de vermicelles (de riz ou autre)
  • 200 g de germes de soja ou de choux blanc haché
Les suppléments au goût pour servir :
  • oignon jeune ou céleri branche
  • oignon frit
  • citron vert
  • sauce pimentée
  • sauce soja sucrée Kecap manis
Préparation :

Préparer le seitan :

1. Mélanger tous les ingrédients aromatiques au bouillon de légumes puis ajouter le gluten en malaxant avec les mains pour bien l’incorporer au liquide. Pétrir ensuite rapidement jusqu’à obtention d’une pâte à la consistance élastique qui ne colle pas et se tient bien.

2. A l’aide d’une paire de ciseaux, découper le seitan en petits morceaux (qui doubleront de volume à la cuisson). Réserver.

Préparer la soupe :

1. Eplucher l’échalote, l’ail, le curcuma, le gingembre et le galanga. Mixer ces différents aromates (sans robot ménager : les hacher puis les écraser ensemble). Faire revenir quelques minutes la pâte d’épices ainsi obtenue dans une grande casserole à fond épais en remuant.

2. Verser ensuite l’eau, mélanger et déposer le bâton de citronnelle ainsi qu’un peu de sel. Compléter finalement en ajoutant les morceaux de seitan et porter à ébullition. Laisser cuire à petits bouillons pendant environ 3/4 d’heure.

3. Environ 5 minutes avant la fin de la cuisson, ajouter les vermicelles et les germes de soja (ou le chou) dans la casserole.

4. Servir dans un bol ou une assiette creuse, déposer une portion de soupe au seitan et recouvrir d’une poignée d’oignon jeune ou de céleri ainsi que d’un peu d’oignon frit.

Accompagner d’une tranche de citron (vert de préférence), d’un peu de piment et de sauce soja sucrée. Compléter éventuellement le repas avec des pommes-de-terre en tranches, une portion de riz ou de légumes verts.

Quelques astuces :
  • En cas de difficulté à trouver du gingembre, curcuma et citronnelle en version fraîche, on peut se contenter de leur version réduite en poudre, moins goûteuse mais plus facile à trouver. Le galanga encore un peu plus difficile à trouver reste facultatif. Bien sûr il est aussi possible de s’éloigner du classique soto indonésien et d’arranger cette soupe à “sa sauce” en variant les épices selon ses envies.
  • On peut utiliser du seitan tout prêt du commerce à la place de ce seitan maison. Pour éviter le gluten, il suffit de le remplacer par du tofu ou du tempeh par exemple.
  • Le bouillon du soto ayam est rendu onctueux par le gras du poulet que l’on a ici évité. On peut toutefois facilement obtenir cette même impression de liquide crémeux en ajoutant un peu d’huile et de fécule à l’eau.
  • En Indonésie, cette soupe déjà très nourrissante est généralement accompagnée de riz, de kerupuk (sortes de chips) et/ou de pommes-de-terre grillées, mais je conseillerai plutôt d’ajouter une portion de légumes verts ou de crudités pour équilibrer le repas.
Plus à propos de :
Melle Pigut
contact@pigut.com

Melle Pigut est une créatrice culinaire auteure de livres de recettes bio et végétales.
Grande amoureuse de la vie, elle cumule de multiples passions qui l’inspirent dans sa cuisine inventive et gourmande.
Depuis plusieurs années, elle anime également des ateliers très prisés en France où elle enseigne comment sublimer les produits bio de saison.
Infos et recettes : cuisine.pigut.com

3 commentaires
  • Ôna
    Publié à 09:21h, 18 septembre Répondre

    Oh… C’est magnifique et c’est exactement ce dont j’ai envie tout de suite. Bravo et merci pour ces recettes indonésiennes inédites, j’adore !

  • karine
    Publié à 09:37h, 28 janvier Répondre

    Combien de farine de gluten doit-on mettre, c’est pas écrit. Merci

    • karine
      Publié à 09:39h, 28 janvier Répondre

      Hahaha j’ai trouvé où c’était écrit merci

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