Les allergies et intolérances au lait

Allergies et intolerances au lait

Boire du lait d’une espèce animale fait appel chez l’être humain à une faculté d’adaptation digestive qui n’est pas présente universellement.

Les gens qui digèrent mal le lactose peuvent souffrir de divers troubles moins de 2 h après l’ingestion de lait : douleurs abdominales, diarrhée, ballonnements, crampes. Par contre, il est remarqué que ces malaises sont moins fréquents et moins violents lorsqu’il s’agit d’ingestion de yogourt, le lactose ayant été « décomposé » ou « hydrolisé ».

Allergie ou intolérance ? Symptômes…

C’est la confusion. L’allergie aux protéines du lait est différente de l’intolérance au lactose. Que peut-on remarquer chez les personnes consommant des produits laitiers de façon régulière ?

  • Des allergies alimentaires, ou cutanées ou digestives. Ces allergies peuvent atteindre les enfants et les adultes, qui produisent alors des otites, des sinusites, de l’asthme, des bronchites et des pneumonies, le rhume des foins… Pour ces cas mentionnés, il s’agit d’une production excessive de mucus, favorables à une prolifération de micro-organismes. L’élimination de produits laitiers amène très rapidement une solution durable aux problèmes de mucosités de toutes sortes.
  • De nombreux troubles digestifs ont une cause alimentaire lactée : les brûlures d’estomac, les ballonnements, la constipation, la diarrhée, les hémorroïdes, les crampes abdominales, les maux de tête… L’éviction des produits laitiers est souvent une solution radicale rapide pour le Syndrome de l’Intestin Irritable, la maladie de Crohn.
  • L’hyperactivité de l’enfant, les insomnies et les migraines d’origine alimentaires sont souvent reliées à l’usage et à l’abus de produits laitiers.
  • L’arthrite rhumatoïde semble aussi en liaison avec l’intolérance au lactose. De même, la fibromyosite est soulagée lorsque la suppression des produits laitiers a pu être assurée.
  • Les désordres hormonaux sont fréquemment liés au lait présent dans la diète quotidienne. C’est le cas du diabète juvénile (destruction des cellules sécrétrices d’insuline).
  • Le syndrome prémenstruel et ses nombreuses manifestations (crampes, douleurs aux seins, kystes ovariens, irritabilité) se corrige rapidement par la suppression des produits laitiers.
  • Les malaises de la ménopause et pré-ménopause cessent rapidement avec l’arrêt des produits laitiers.

Lorsqu’un organisme humain est inondé de produits laitiers, ces troubles apparaissent et persistent longtemps car le lait n’est jamais soupçonné d’être responsable des multiples problèmes de maladies reliés à la nutrition.

Les travaux du professeur Blanc, au Polytechnicum de Lausanne sont éloquents. Tous les laits destructurés (c’est-à-dire tous, hors le cru) entraînent une déficience immunitaire. Un des éléments essentiels de la protéine de lait, la proline, devient toxique. Des « ennuis » gastriques et intestinaux sont alors fréquents.

Note de l’Association : Pour plus de détails concernant la différence entre allergies et intolérances, veuillez consulter la section des commentaires dans le bas de la page là où nous avons publié un ajout du Dr. Rodet en date du 25 août 2016.

Intolérances au lait

L’intolérance se manifeste par des troubles intestinaux divers. La véritable intolérance au lait se rencontre quand l’organisme est totalement incapable de synthétiser la lactase nécessaire à l’hydrolyse du lactose. Il n’y a pas de réaction du système immunitaire, mais des problèmes de digestion et ballonnements.

Il est habituellement suggéré de consommer du lait délactosé, c’est-à-dire un lait dans lequel le sucre a déjà été transformé en glucose et galactose. Mais est-ce vraiment la solution d’ingérer un produit tant modifié ? Les yogourts et laits caillés sont plus pauvres en lactose et généralement mieux tolérés.

Allergies au lait

Intolérances d’origine immunologique = allergie. Les protéines du lactosérum et les caséines sont en cause. C’est ce qu’on appelle les allergies aux protéines du lait de vache, fréquentes chez l’enfant, plus rares chez l’adulte.

  • Manifestations cliniques digestives : vomissements, diarrhées.
  • Manifestations cliniques extra-digestives : urticaire, eczéma, asthme, bronchite asthmatique, troubles du sommeil.

L’insuffisance en lactase intestinale (l’enzyme capable de métaboliser le lactose) représente la 2ème cause d’intolérance. Ce déficit est le plus souvent secondaire à une gastro-entérite aiguë par exemple. Il rend impossible la digestion du lactose. Le sucre du lait, non absorbé, fermente sous l’action de la flore intestinale et lorsque la capacité de fermentation de la flore est dépassée, des douleurs abdominales et des diarrhées liquides apparaissent.

Le lait et les dioxines

La contamination du lait par les dioxines est un phénomène identifié depuis une dizaine d’années. Les responsables en sont des incinérateurs non conformes qui émettent des fumées chargées de poussières de dioxines qui se déposent sur l’herbe que broutent les animaux. Plusieurs milliers d’exploitations agricoles situées près des incinérateurs sont concernées.

Faudrait-il fermer la majorité du parc d’incinérateurs en fonction, pour cause de pollution et présence de dioxine dans le lait ? (la production de dioxine provient en grande partie de l’incinération des plastiques).

Les dioxines sont des molécules toxiques qui se lient aux graisses. Elles se concentrent au cours de la chaîne alimentaire. Les individus les plus exposés sont les bébés nourris au sein et dont la mère consomme des produits laitiers contaminés.
On trouve la dioxine dans les herbicides 2.4.D et 2.4.5.T Ce pesticide provoque des maux de tête, des nausées, des difficultés respiratoires et, chez les nouveaux-nés, une augmentation du nombre de « becs de lièvre ».

Apporter le calcium dans nos assiettes

Les allergies et intolérances au lait - calcium

1. L’approche conventionnelle (véhiculée surtout par les Nord-Américains et les lobbies de l’industrie laitière) fait prédominer une consommation très importante de produits laitiers.

2. L’approche bio-logique suggère une grande diversité alimentaire pour répondre aux besoins réels de l’organisme.

Suggestions pour les personnes atteintes d’intolérance au lait de vache

  • Rétablir l’intégrité de la paroi intestinale par l’apport d’Oméga 3 et la correction de la flore intestinale (légumineuses, poissons, végétaux marins)
  • emplacer le lait de vache par soit : un lait végétal (à base de riz, chanvre, lin…), du lait de jument ou lait d’ânesse qui sont 2 laits dits « albumineux », du lait de chèvre, de brebis ou de chamelle (des polygastriques) qui est dit « caséineux ».
  • Soulager la fonction hépatique par l’usage (temporaire) de chardon Marie (Sylibum Marianum)
  • Privilégier les aliments naturels ayant une bonne teneur en calcium de bonne assimilation : miso, sardine, saumon, lait d’amande.
  • Le plasma de Quinton BioOcéan met à l’abri de toutes les carences minérales (formule de grand succès auprès des enfants).

Produit mythique, le lait, de par son origine, est paré d’une auréole d’aliment sain naturel et vivant. Mais le lait actuel est-il encore du lait ? Lorsque pasteurisation, stérilisation, homogénéisation ont dénaturé la caséine, les acides gras polyinsaturés, détruit les enzymes, diminué le contenu vitaminique…

Ouvrons l’oeil avant de consommer !

Dr Jean-Claude Rodet
rodetjc@gmail.com

De l’agronomie à la médecine, via l’écologie et la spiritualité, le Dr Jean-Claude Rodet est titulaire de doctorats en agronomie, environnement, homéopathie et médecine naturelle (humaine et vétérinaire). Sa démarche scientifique est devenue holistique et humaniste. Il partage sa vision de la santé par ses conférences et ses écrits au service de la planète.

16 commentaires
  • Julie Roy
    Publié à 09:30h, 08 juin Répondre

    Merci M. Rodet pour cet article complet et précis!

  • messa mounira
    Publié à 13:27h, 08 juin Répondre

    Bonjour Dr, bon j’avais les mêmes symptêmes cités avec amaigrissement et perte de poid et maintenant que j’ai arrêté de boire du lait je me sens bien mais je n’arrive pas à prendre du poid et il y a un autre probléme : une chute de cheveux en continu, de la fatigue et je me stress beaucoup. Que dois je faire, s’il vous plait aidez moi !!!

    • Bisiaux
      Publié à 13:44h, 08 septembre Répondre

      J’ai les mêmes soucis on cherche le problème par partie mais peut être que tout est lié crampe diarrhée fatigue palpitant chutes de cheveux !!! Désespérée

    • M Jean
      Publié à 16:16h, 14 mars Répondre

      Faites un test d’intolérance alimentaire. Pour ma fille, nous avons eu 21 intolérances qui empoisonnent sa vie. Nous travaillons à éliminer tous ces aliments dont le lait et le gluten. Bonne chance.

  • ada
    Publié à 08:46h, 10 juin Répondre

    Comment on pourrait s’organiser pour demander le changement d’une loi stupide sur la pasteurisation du lait?
    Je voudrais faire mon kefir de lait cru…et entier

  • René
    Publié à 10:01h, 25 mars Répondre

    Bonjour

    Après ingestion de lait ….j’ai dans les 10 min des écoulements post nasal
    Des palpitations ainsi que des petits vertiges..et urticaire a plusieurs endroits qui disparaissent ensuite
    Est ce une intolérance ?

  • Espagnol Antonin
    Publié à 03:30h, 28 juillet Répondre

    Bonjour! Quelqu’un pourrait-il me renseigner sur ça? Dès que je consomme du laitage, dans les 5 min après ingestion, j’ai des piquements qui surviennent en haut des bras et des démangeaisons. Merci d’avance.

  • Gilquin
    Publié à 00:27h, 18 août Répondre

    Bonjour,

    J’ignore s’il a lien de cause à effet mais j’ai mal aux jambes (fourmillements, etc…) après ingestion du lait. Est ce une intolérance ?

    merci de votre réponse

  • Noël
    Publié à 08:40h, 26 août Répondre

    Bonjour, après consommation de lait, fromage ou tout ingrédients possédant des produit laitiers cela me donne des diarrhée et brûlures gastriques et si je vient a en consommer plusieurs fois ou plus que 2 grosses cuillères, cela me donne des courbatures partout, est ce bien une allergie ?

  • Angelina
    Publié à 14:08h, 13 août Répondre

    Bonjour, à chaque fois que je mange des mozzarella et du lait et crème fraîche je tousse et envie de vomir. Ça fait longtemps que j’ai ça, peut être que je suis allergique aux lactose ? Merci de me répondre…

  • pequignet
    Publié à 14:56h, 18 août Répondre

    À cause de pb d’arthrose j’ai remplacé le lait de vache par du lait de soja pendant 3 ans, j’ai repris le lait de vache (suite à un article médical dénonçant les effets secondaires du lait de soja ). Depuis j’ai de nombreux boutons un peu partout. Peut-il y avoir un rapport de cause à effet? Merci de bien vouloir me répondre…

  • Romane
    Publié à 23:32h, 26 octobre Répondre

    Bonsoir, après avoir consommer du lait, j’ai des crampes aux intestins, je peux limite plus me lever ou m’asseoir et j’ai des frissons partout.. . Je n’ose plus manger de produits laitiers.

  • Martine
    Publié à 11:19h, 30 décembre Répondre

    Bonjour,
    Est-il possible d’être allergique au fromage sans être allergique au lait?
    Mon compagnon consomme en effet du pain et du beurre régulièrement, des yogourts, du lait (mais de préférence des laits végétaux) mais évite tous les fromages, car depuis l’enfance on lui a dit qu’il était allergique.
    Un allergologue lui a dit récemment qu’il n’était pas allergique au lactose et donc pas au fromage. C’était un choc pour lui et il a du mal à y croire, tant cet interdit est implanté en lui depuis son enfance.
    Il pense en fait qu’il est allergique à certaines bactéries présentes dans les fromages… Est-ce possible?
    Par ailleurs il a le syndrome de l’intestin irritable…
    D’après cet article, je tends à penser qu’il devrait arrêter le lait et manger plutôt du fromage…
    Merci de votre retour!

    • Lea
      Publié à 09:16h, 21 janvier Répondre

      Bonjour Martine,

      Le syndrome de l’intestin est très délicat puisque assez variable suivant la personne. Déjà, avant toute sorte de régime, il faut mieux éviter les aliments fermentescibles comme le choux, l’oignon, les crudités (excepté les carottes crues qui sont pas mal pour les intestins), le lait justement, et le fromage. Sans les arreter completement mais en les évitant quand même on eput déjà régler pas mal de problèmes. Autre chose, le régime FODMAPS qui semble très efficace sur ce syndrome, qui consistes en fait à enlever les aliments par familles de glucides pendant 6 semaines, puis réintroduire petit à petit les familles pour cerner celle qui provoquent des réactions au patient ou pas. (Je vous conseille le livre du Docteur Nys – plus jamais mal au ventre avec le régime fodmaps). Je suis future diététicienne et compte bien me spécialiser là dedans, pour aider les malades dont ce syndrome pourrie la vie parfois… Bien à vous et bonne journée.

  • Tatiana
    Publié à 01:19h, 27 janvier Répondre

    Bonsoir, je m’appele Tatiana et depuis que je suis petite j’ai pas consommé le lait. Je ne vois mes symptômes nul part car quand je consomme le lait, j’ai les lèvres qui enflent et les démangeaisons à la gorge au ventre et la langue. Comment faire pour savoir si c’est une allergie ou intolérance et comment guérir? Merci d’avance.

  • Association Manger Santé Bio
    Publié à 22:06h, 25 août Répondre

    Bonjour! Suite à certaines confusions de la part de nos lecteurs entre les allergies et les intolérance, Dr. Rodet nous a fait parvenir ces remarques:

    Apparemment, il existe de grandes confusions entre les allergies alimentaires et les intolérances alimentaires… Pour sortir de la confusion, je propose un complément d’informations non dogmatiques et basées sur l’expérience clinique d’une vingtaine d’années.

    Les allergies alimentaires sont bien connues des allergologues. Il s’agit de réactions excessives du système immunitaire, immédiates et aigües. Dans les 2-3 minutes ou jusqu’à parfois les 10 à 15 minutes qui suivent l’ingestion d’un aliment, on vérifie des réactions, par exemple : vasodilatation des muqueuses, gonflements des paupières, prurit, urticaire et parfois œdème de Quincke allant même jusqu’au choc anaphylactique. Il s’agit d’une sécrétion d’anticorps de type IgE déclenchant la libération d’histamine par les mastocytes. Les traitements classiques utilisés sont alors des antihistaminiques et les désensibilisations que pratiquent généralement les allergologues.

    Les intolérances alimentaires sont d’un autre ordre. On les appelle parfois des allergies retardées, c’est-à-dire qu’elles surviennent au plus tôt entre 2-3 heures et jusqu’à 2-3 jours après l’absorption alimentaire. Il s’agit d’une réaction insidieuse qui est à l’origine d’inflammation chronique des muqueuses de l’intestin, de l’hyper-perméabilité intestinale. Ces conditions pathologiques inflammatoires (si elles sont répétées, chroniques) provoquent une réponse : la sécrétion d’immuno-globulines de type G (IgG) qui est alors identifiée, évaluée par les tests d’intolérances alimentaires.
    Les intolérances alimentaires mettent en jeu une réaction anormale du système immunitaire. Les aliments sont mal métabolisés, sont capables d’actions pharmacologiques et sont souvent source d’inflammation du tube digestif.

    Peut-on devenir intolérant à un aliment ? Oui, si on développe par nos choix alimentaires, une porosité intestinale ou une hypersensibilité intestinale. Ce qui est appelé aujourd’hui la dysbiose résulte cependant de multiples facteurs : la génétique, le gluten, l’intolérance au lactose, la présence de métaux lourds, l’utilisation d’antibiotiques et de diverses familles de médicaments, le vieillissement et la diminution des enzymes, le stress, le candida albicans, l’alcool, l’hyperactivité sportive, les perturbateurs endocriniens (bisphénol, parabène…), les pesticides (insecticides, fongicides, herbicides…), la surconsommation de sucres (souvent cachés),…

    Intolérance alimentaire = Intolérance non enzymatique à IgG (allergies retardées de type III) Les grands suspects de l’alimentation : les céréales contenant du gluten, les produits laitiers, les œufs, les sucres cachés,

    L’immuno-nutrition qui étudie la réaction du système immunitaire vis-à-vis de certains antigènes alimentaires est le nouveau paradigme de la nutrition qui propose de manger varié mais personnalisé. Cette facette de la nutrithérapie, que nous enseignons depuis près de 40 ans, en poursuivant les travaux d’amis chercheurs et thérapeutes dont Bernard Jensen et André Passebecq, est bienheureusement reprise et développée par les grands ténors que sont les Drs Seignalet, Joyeux et leurs équipes.

    En bref, on peut dire que la nutrition s’intéresse à l’aliment, à ses vertus, à ses propriétés nutritionnelles, tandis que l’immuno-nutrition s’intéresse d’abord à l’individu, à ses réactions spécifiques et à ses sensibilités aux aliments.

    Les tests de perturbations alimentaires sont à effectuer par toute personne qui veut identifier les aliments provocateurs de désordre de son alimentation : hypersensibilité alimentaire retardée aux aliments et additifs alimentaires, allergies immédiates de type I connues dans le public sous le vocable sans doute inadéquat d’intolérances alimentaires.

    Pour conclure, je propose de méditer 2 remarques : «La maladie, c’est l’oubli de la santé» (on oublie, par commodité, paresse intellectuelle ou ignorance d’appliquer les facteurs naturels de la santé)

    « Ouvrez l’œil avant d’ouvrir la bouche. » (Réfléchissez avant d’ingurgiter vos aliments).

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