La déplétion nutritionnelle

La déplétion nutritionnelle
La déplétion nutritionnelle peut être définie par une diminution (parfois très importante) de certains nutriments essentiels comme les vitamines, les minéraux, les acides aminés, les enzymes… nécessaires pour le fonctionnement optimal et harmonieux de l’organisme.

L’affaiblissement généralisé de la santé de la population peut être le résultat de 3 types de déplétion nutritionnelle :

  • La déplétion d’origine agronomique, reliée aux pratiques agricoles
  • La déplétion d’origine médicamenteuse, reliée à l’utilisation de certains médicaments
  • La déplétion d’origine culinaire, reliée aux choix de notre façon de cuisiner

La déplétion nutritionnelle d’origine agronomique

Si le sol est carencé en minéraux biodisponibles, les plantes, puis les animaux ou les humains qui s’en nourrissent sont eux aussi carencés. Des problèmes de santé et des maladies dégénératives surviennent alors. C’est un raisonnement logique, de la simplicité des premières années d’écoles, mais les scientifiques, ou plutôt les pseudos-scientifiques dévoyés par des élucubrations mercantiles, sont imperméables à la compréhension de ce raisonnement de simple bon sens.

De nos jours, la plupart des aliments qui sont offerts à l’épicerie sont sévèrement appauvris en nutriments. En 50 ans d’agriculture intensive, le sol a perdu 90 % de son activité biologique.

Causes agronomiques de déplétion :

  • Monocultures intensives
  • Usage de pesticides chimiques
  • Raréfaction des rotations de cultures.

Solution :

  • Développer une agriculture biologique

La déplétion d’origine médicamenteuse

Le médicament n’est pas un aliment ! Au lieu de soigner, un médicament peut aussi affaiblir le malade. Lorsque la prise d’un médicament qui soulage la douleur crée une déficience ou un déséquilibre dans l’organisme, nous avons affaire à une « mauvaise médecine ». Lorsqu’une spécialité pharmaceutique interfère avec notre équilibre nutritionnel, ce n’est pas l’alimentation qui est à condamner, c’est le médicament qui mérite la critique.

Causes médicamenteuses de déplétion :

  • Diminution de l’appétit donc diminution de la prise de vitamines et minéraux d’origine alimentaire
  • Interférences avec l’absorption des nutriments
  • Altération de l’utilisation et du transport des nutriments par et dans l’organsime
  • Augmentation de l’élimination des vitamines et des minéraux par les émonctoires

Conséquences médicamenteuses :

  • Affaiblissement du malade
  • Perturbation du statut nutritif des aliments
  • Entrave à la récupération de la pleine santé
  • Augmentation de la sensibilité aux maladies
  • Chélation des réactions enzymatiques indispensables

Solution :

  • Vérifier les interactions potentielles entre les médicaments et les aliments

La déplétion d’origine culinaire

Normalement, la meilleure médecine est dans la marmite. La préparation des aliments doit être l’objet de précautions particulières. Cuisiner est un art, une magie qui anime la vie et enchante l’âme. Le travail dans la cuisine doit donc être effectué en état d’harmonie intérieure.

Recommandations :

  • Varier les aliments d’un repas à l’autre
  • Se relaxer avant les repas et préserver le calme dans la salle à manger
  • Présenter les salades et crudités au début des repas
  • Utiliser une décoration zen pour harmoniser le temps des repas
  • Bien mastiquer chaque bouchée d’aliments…

Causes culinaires de déplétion :

  • Le trempage prolongé des fruits et légumes (pertes de vitamines)
  • La découpe trop prématurée des aliments (brunissement enzymatique)
  • Le broyage / mixage, réalisé longtemps avant la consommation (oxydation)
  • L’entreposage prolongé ou avec des variations thermiques importantes (perte de potentiel vitaminique)
  • Le réchauffage (en cas de nécessité, rajouter de l’eau et non de l’huile)
  • La cuisson : certains modes de cuisson altèrent profondément la composition des aliments

Conséquences culinaires :

  • Pertes vitaminiques parfois très importantes
  • Disparition des propriétés thérapeutiques en raison de l’oxydation des aliments
  • Digestion parfois problématique après le réchauffage de certains aliments
  • Leucocytose digestive (Kouchakoff, 1927)
  • Réaction de Maillard (1915)
  • Travaux sur l’alimentation hypotoxique de Fradin (1992)
  • Travaux sur l’acrylamide (chercheurs suèdois, en 2002)
  • Méfaits des fritures, panures, gril, barbecue, cuisson à la broche
  • Méfaits de la torréfaction du café, de la chicorée, des noix grillées…

Solutions :

  • Éviter les aliments frits, panés, grillés, fumés, caramélisés
  • Éviter les micro-ondes
  • Éviter le réchauffage des aliments
  • Consommer des aliments provenant de l’agriculture biologique

Résumé écrit de la présentation visuelle de la conférence prononcée à l’Expo Manger Santé et Vivre Vert de Montréal et Québec, les 16 et 23 Mars 2013.

À propos de l'auteur

Dr Jean-Claude Rodet

De l’agronomie à la médecine, via l’écologie et la spiritualité, le Dr Jean-Claude Rodet est titulaire de doctorats en agronomie, environnement, homéopathie et médecine naturelle (humaine et vétérinaire). Sa démarche scientifique est devenue holistique et humaniste. Il partage sa vision de la santé par ses conférences et ses écrits au service de la planète.

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Un commentaire

  1. Mireille Ahn 17 avril 2013,

    Et la meilleure facon de se soigner et de s’alimenter est de suivre la plus ancienne médecine indienne. Je parle de l’ayurvéda. Le jour où toutes les population suivront ce modèle d’hygiène de vi , il n’y aura plus de maladie.

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