L’arme biologique: 10 bonnes raisons pour manger bio!

L’arme biologique: 10 bonnes raisons pour manger bio!

En réponse à l’article de Sylvain Charlebois, « Les mythes du bio », publié dans La Presse le 19 janvier dernier, je vous propose « L’arme biologique », un texte qui décline 10 bonnes raisons pour lesquelles on devrait opter pour des aliments biologiques.

Monsieur Charlebois, qui est vice-doyen à la recherche et aux études supérieures de l’Université de Guelph en Ontario et qui a reçu en 2012 $780 000 de sociétés agrochimiques Syngenta, Monsanto, Bayer et DuPont de Nemours, écrivait que :

« …même si la plupart des fermes biologiques n’utilisent pas de produits synthétiques, certaines normes permettent à de grandes productions d’utiliser des produits chimiques approuvés par des régulateurs nationaux. Ce qui prévaut dans le monde biologique, c’est l’origine même des produits utilisés. Les pesticides et fongicides utilisés dérivent essentiellement de produits naturels, mais certaines études suggèrent que ces produits peuvent être parfois aussi toxiques que certains produits chimiques. »

Pure désinformation ! Les producteurs biologiques que je connais — et j’en connais des centaines — traitent moins leurs cultures, car ils travaillent dans un milieu où la biodiversité crée un équilibre écologique favorable à la présence d’une multitude d’auxiliaires qui contrôlent les espèces potentiellement nuisibles. Pour réduire la sévérité des dommages infligés aux cultures, ils travaillent avec des barrières physiques ou des répulsifs à base de plantes. Enfin, les produits antiparasitaires qu’ils emploient à l’occasion se dégradent rapidement et ne laissent que très peu de résidus dans le sol et sur les aliments.

J’ai rédigé de nombreux livres sur la question qui font figure de référence et j’ai accumulé des pages et des pages d’informations démontrant hors de tout doute la supériorité des aliments biologiques sur ceux issus de l’agriculture industrielle. Je mange bio depuis plus de 30 ans, ai élevé avec ma conjointe 3 enfants dont la santé exceptionnelle me confirme la pertinence de nos choix.

Je suis excédé par les positions démagogiques de certains chercheurs qui ignorent les nombreuses études indépendantes réalisées sur la question depuis des décennies et défendent une industrie qui carbure aux pesticides qu’ils considèrent et gèrent comme de vulgaires produits de consommation qui contribuent à l’économie nationale, tout comme le font les vélos, les livres, les vêtements ou les confitures. Il importe de rappeler qu’on applique à chaque année sur les terres agricoles de la planète plus de 2,5 millions de tonnes de pesticides pour des ventes annuelles totalisant 40 milliards de dollars.

L’arme biologique

Il y a tant à faire pour sauver notre planète, que nous sommes nombreux à baisser les bras devant l’ampleur des tâches à accomplir. Les causes ne manquent pas : déforestation, contamination des sols, de l’air et de l’eau, changements climatiques, pollution génétique, perte de biodiversité, désertification, pauvreté. Ces tristes réalités contemporaines ont un lien, une cause : l’activité humaine.

Mais ce ne sont pas toutes les activités humaines qui sont préjudiciables à la vie. Les principales responsables sont celles qui s’inscrivent dans la course aveugle au profit, une course menée par un nombre de plus en plus restreint de sociétés transnationales qui ont mis en place, grâce à la collaboration d’une certaine classe politique, une véritable tyrannie marchande dont la pierre d’assise est le libéralisme économique.

Nous sommes de plus en plus nombreux à combattre cette approche. Nous devenons membres d’organismes environnementaux, nous signons des pétitions et participons à des manifestations. Tout cela compte, mais il ne faut pas oublier que notre première arme pour combattre cette imposture néo-libérale demeure nos choix quotidiens.

Chaque choix, chaque geste posé constituent une acceptation ou un refus d’un mode de production donné. En achetant des matériaux de construction issus de forêts gérées écologiquement, en utilisant le transport en commun, en buvant du café équitable, on envoie un message clair aux fabricants, aux commerçants ainsi qu’à nos dirigeants.

Comme nous mangeons 3 fois par jour (du moins ceux qui en ont la chance), nous disposons par nos choix alimentaires d’une arme concrète qui déteint sur l’économie, sur l’industrie agroalimentaire, sur l’agriculture et sur l’environnement. Si, par exemple, nous arrêtions de manger au Mac Do, si nous refusions les produits contenant des OGM et si nous réduisions considérablement notre consommation de viande, des transformations immédiates se produiraient dans l’univers agroalimentaire.

Encore mieux ! Imaginez le désarroi de l’industrie si une majorité de citoyens cessaient de consommer les produits agricoles industriels et exigeaient des produits issus de l’agriculture biologique. Nous initierions ainsi une profonde révolution de l’agriculture avec toutes les conséquences bénéfiques qu’une telle transformation entrainerait sur les coûts de santé et sur l’environnement ! La peur des OGM, des pesticides, de la vache folle et d’autres maladies de civilisation a fait progresser considérablement l’agriculture biologique. Mais sa croissance n’est pas encore assez significative pour créer les pressions nécessaires pour transformer l’industrie.

Il n’en tient qu’à nous d’agir ! Voici une synthèse des recherches que j’ai effectuées sur la qualité biologique depuis maintenant 30 ans.

Dix bonnes raisons pour manger bio…

10 bonnes raisons pour manger bio

1. Les produits biologiques détiennent une meilleure valeur nutritive que les aliments issus de l’agriculture industrielle.

Une multitude de recherches scientifiques indépendantes prouvent que les produits biologiques détiennent une meilleure valeur nutritive que les aliments issus de l’agriculture industrielle. En voici des exemples : De récentes études menées par le docteur Henri Joyeux, professeur de cancérologie à la faculté de médecine de Montpellier indiquent que les tomates biologiques contiennent davantage de vitamine C, de bêta-carotène et de lycopène protecteur. Des recherches françaises et danoise(1) démontrent qu’on observe davantage de substances bioactives protectrices tels les polyphénols, les glucosinolates, les sulfides et les flavonoïdes dans les légumes biologiques. Une étude menée par l’Université de Californie démontrait que des kiwis biologiques recelaient des taux plus élevés de polyphénols et de vitamine C que des kiwis non biologiques.

Enfin, de nombreuses études font état de taux très élevés de nitrites dans les aliments industriels qui sont souvent fertilisés avec des doses massives de nitrates qui se transforment en nitrites cancérogènes après la récolte. On a observé entre autres dans des épinards des taux de nitrites 50 fois plus élevés que dans des épinards cultivés naturellement.

2. Les aliments biologiques recèlent beaucoup moins de résidus de pesticides que les aliments industriels.

Les pommes industrielles contiennent après lavage en moyenne des résidus de 4 pesticides, parfois jusqu’à 10. De récentes études révèlent que ce fruit est dorénavant le plus contaminé par des résidus de pesticides, suivi de près par le céleri et les fraises. En Californie, pour produire des fraises, on emploie 135 kg d’ingrédients actifs de pesticides par acre. Pour connaître la teneur en pesticides des principaux fruits et légumes, il faut consulter le site www.whatsonmyfood.org

3. Les aliments biologiques contiennent davantage de vitalité.

L’agriculture biologique travaille en collaboration avec la vie. Il en résulte des aliments dont l’indice de vitalité est plus élevé. Même si la vitalité n’est pas considérée comme un facteur de qualité des aliments par les nutritionnistes et l’industrie agroalimentaire, je suis convaincu qu’elle joue un rôle fondamental dans notre propre vitalité et sur nos fonctions immunitaires.

10 bonnes raisons pour manger bio

4. L’agriculture biologique ne souille pas les cours d’eau et les nappes phréatiques.

L’agriculture industrielle avec ses pesticides, ses engrais solubles et ses lisiers liquides, constitue la principale source de pollution de l’eau.

5. L’agriculture biologique protège la biodiversité.

Par ses cultures diversifiées, ses techniques de rotation et de cultures associées, l’agriculture biologique crée des milieux riches et diversifiés, accueillant pour la faune indigène. Le non-recours à des pesticides de synthèse et aux plantes transgéniques protège les insectes utiles, les papillons, les oiseaux, les abeilles, les batraciens et les mammifères.

10 bonnes raisons pour manger bio

6. L’agriculture biologique produit de la terre arable.

Alors que l’agriculture industrielle a fait perdre au Canada plus de 50 % de la terre arable, on a constaté que les techniques de fertilisation organique permettent d’en produire 1,5 cm en 5 ans(2).

7. L’agriculture biologique est moins énergivore.

Les fermes biologiques sont souvent de dimensions réduites et moins mécanisées. Elles seraient jusqu’à 200 fois plus productives à l’acre(3), sur le plan énergétique. Il faut 2 tonnes de pétrole pour produire 1 tonne d’azote qu’on emploie souvent, en agriculture industrielle, à raison de 150 kg/ha.

8. Les aliments biologiques ne contiennent pas d’OGM

Il est interdit en agriculture biologique de cultiver des aliments modifiés génétiquement ce qui nous garantit, lorsque nous mangeons des aliments biologiques certifiés, l’absence d’OGM. Un total de 134 millions d’hectares ont été établis avec des plantes transgéniques en 2009. 70 % des OGM sont des plantes adaptées à des herbicides : leurs cultures maintient ainsi en place un système de production qui repose sur l’emploi de 2,5 millions de tonnes de pesticides par année en agriculture, et cela sans compter l’impact désastreux sur la biodiversité des plantes insecticides dont toutes les cellules produisent à chaque seconde des molécules toxiques (Bt) qui affectent les papillons, les oiseaux et les abeilles.

9. Les aliments biologiques goûtent meilleur.

Tous les grands chefs s’entendent pour affirmer que le goût des aliments biologiques est supérieur. Ils font d’ailleurs souvent meilleure figure dans les tests comparatifs. Dans des tests effectués en laboratoire, les rats ont préféré des betteraves biologiques aux betteraves industrielles(4). Pour ce point, vous n’avez qu’à goûter pour vous rendre compte !

10. Les agriculteurs biologiques sont souvent de sympathiques rebelles, presque toujours laissés à eux-mêmes, sans grand support gouvernemental. Ils méritent votre encouragement !

Si vous trouvez le coût des aliments biologiques trop élevés, dites-vous que plus il y aura de production, meilleurs seront les prix ! En attendant, pour maintenir votre équilibre budgétaire, vous pouvez réévaluer vos priorités : par exemple, vous pourriez réduire votre consommation de viande, de croustilles et d’alcool et manger moins souvent au restaurant. Vous pouvez aussi participer à une ASC ou mieux encore, vous pouvez réaliser votre propre jardin. Vous en serez quittes pour une meilleure forme physique et un teint, un tantinet plus rosé.

Références

1. Étude de l’Agence française pour la sécurité et l’alimentation, et étude danoise de Grinder-Petersen, L. et al., 2003.
2. Meadows, Donella H., Ph.D. « Our food, Our future. » Organic Gardening. Septembre 2000. p. 55.
3. Meadows, Donella H., Ph.D. « Our food, Our future. » Organic Gardening. Septembre 2000. p. 59.
4. Ouellet, C. L’agriculture biologique. Une meilleure qualité nutritive? Bio-Bulle. Sept. 99, p. 32.

Plus à propos de :
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Yves Gagnon
info@jardinsdugrandportage.com

Après une formation en hôtellerie, Yves Gagnon s’est installé en 1980 à Saint-Didace où il a créé Les Jardins du Grand-Portage. Avant tout jardinier, il partage sa passion pour l'alimentation et l'écologie par l’écriture d'articles et de livres en plus de donner des formations et des conférences en jardinage écologique. II a collaboré pendant 10 ans à l’émission La Semaine Verte de Radio-Canada.

22 commentaires
  • Nathalie Roy, Les Jardiniers du Chef
    Publié à 13:53h, 30 janvier Répondre

    Étant producteurs biologiques depuis 19 ans maintenant, nous ne pouvons qu’endosser cet article fort bien écrit.
    Merci M. Gagnon de remettre les pendules à l’heure!

  • Lise Roy Bélanger
    Publié à 13:56h, 30 janvier Répondre

    Bravo pour votre réponse. Merci pour votre tenacité à promouvoir l’agriculture biologique. Il reste à espérer que beaucoup de monde prendra la peine de vous lire sur les effets positifs du biologique. Vous avez toute mon admiration pour le travail que vous faites.

  • Anne-Marie Roy
    Publié à 00:41h, 02 février Répondre

    J’espérais ce texte de nul autre que Yves Gagnon en réponse à l’article de La Presse. Merci à notre jardinier biologique le plus précieux; celui qui m’a convaincue d’encourager cette agriculture à 100% et ce pour toujours.

  • Élise Durocher, Fleurs et Délices
    Publié à 09:36h, 04 février Répondre

    Bravo! C’est grâce à des personnes comme vous M Gagnon que nous y arriverons. Depuis 7ans, je sensibilise les gens en les informant, en leur montrant concrètement combien il est plus facile et moins coûteux de pratiquer une agriculture saine. Chacun doit faire sa part simplement en commencant par manger local, etc comme vous le dites si bien. MERCI d’être toujours aussi vigilant.

  • Anny
    Publié à 17:09h, 08 février Répondre

    Un seul mot : bravo !!

  • Jocelyne
    Publié à 21:46h, 08 février Répondre

    Merci !

  • Martine
    Publié à 10:09h, 09 février Répondre

    Un grand merci d’avoir répondu à cet article dérangeant et pour tout l’argumentaire que vous y opposez.

  • Éliane Vincent, magazine Bio-Bulle
    Publié à 15:40h, 09 février Répondre

    Merci pour cette réplique claire et structurée.
    L’Université de Guelph, par le biais du Collège d’Alfred a pourtant été longtemps un formateur en agriculture biologique. La position de monsieur Charlebois est indéfendable pour peu qu’on s’attarde aux modes de production biologiques et à leur effet réel sur les sols, au-delà même des bienfaits nutritionnels des aliments produits, qui sont tout aussi réels.

    Merci de le dre!

  • Lysiane Zawacki
    Publié à 16:53h, 09 février Répondre

    Continuez votre beau travail, nous sommes de tout cœur avec vous.

  • Nancy
    Publié à 00:16h, 10 février Répondre

    Cher M. Gagnon,

    Félicitation pour votre article et Merci au nom de tous ceux et celles qui a comme valeur l’environnement, l’agriculture au coeur de nos vies. Encourager les producteurs qui se donnent corps et âmes …par amour pour leurs CONVICTIONS ! Je mange Bio et local depuis plus de 10 ans et je vous admire énormément … MERCI !! MERCI !MERCI !

  • Marcel Desjarlais
    Publié à 07:43h, 10 février Répondre

    Bonjour monsieur Gagnon,
    Votre argumentaire est des plus éloquents des plus convaincants. Il y a un seul hic. Je doute fortement que votre texte soit publié dans La Presse.

  • Marie Châtillon, Les Jardins de Marichat
    Publié à 15:33h, 11 février Répondre

    Bonjour, merci de défendre notre planète. On disait à Radio-Canada cette semaine, que c’est même 10 fois plus performant que l’autre culture. Si les Messieurs Charlebois et compagnie prenait un petit moment pour écouter ! Belle continuité.

  • Michaël
    Publié à 16:16h, 11 février Répondre

    Monsieur Yves nous avons un Panier-Santé à Shawinigan-Sud depuis 22 ans…Je connais votre démarche et vous apprécie depuis fort longtemps. J’aime votre approche directe mais ferme. C’est sûrement le fait de manger bio et vivant qui fait de vous un être d’exception. Merci 1,000 fois

  • CARME
    Publié à 09:20h, 13 février Répondre

    Votre texte réjouit mon âme qui rêve d’un monde sain et moins pollué.
    Ce que je trouve regrettable c’est que les endroits où l’on peut acheter fruits et légumes frais bio soient diffiçilement accessibles. Il semble que la seule façon soit les paniers bio. Y a t’il des fruiteries bio dans le nord de Montréal ou Laval ?

  • la Routière
    Publié à 09:54h, 27 février Répondre

    Merci, je suis agricultrice biologique depuis 16 ans, Nous sommes de « sympatiques rebelles presque toujours laissés à eux-même » C’est nous! :)

  • Benoit Bedard
    Publié à 11:06h, 04 mars Répondre

    Merci pour votre point de vue. Je suis à même de constater la différence avec le bio. Pour mes pâtes et mon pain j’utilise de la farine bio intégrale fraichement moulue. Ca fait toute une différence. Pas de gluten ajouté et surtout pas de nouvelle fibre comme la balle d’avoine (c’est comme de la paille).

  • Dominique Jutras
    Publié à 11:58h, 14 mars Répondre

    Bien dit. Bravo.

  • berland
    Publié à 06:17h, 29 mars Répondre

    Ce qui me révolte le plus c’est que l’on soit obligé de payer pour certifier du bio et avoir le logo, alors que les empoisonneurs n’ont même pas la contrainte d’afficher tous les produits employés. C’est le monde à l’envers! Vos arguments sont bons, mais je suis effaré qu’il faille encore et encore répéter toutes ces chose qui me paraissent d’une évidence imparable.

  • Carbonnier Pierre
    Publié à 09:34h, 29 mars Répondre

    Journaliste du vin, je me débats depuis près de deux décennies pour tenter de faire comprendre combien il est urgent de se ressaisir devant les dangers représentés par l’ensemble des chimies dévastatrices qui sont répandues dans une partie (bonne) du vignoble. Et ailleurs (vergers, jardins, etc…) Pour des raisons qu’il serait trop long de développer ici, les obstacles à une telle démarche ne manquent pas. Les arguments sont divers. Tantôt de bonne foi (mais oui!) tantôt méprisants ou cyniques. Il faut continuellement argumenter, suggérer, sans trop avoir l’air de donner des leçons, car, après tout, nombre d’agriculteurs sont contraints de parer au plus pressé et n’ont pas pas le temps (ou l’audace, car il en faut) de passer du « raisonné » au « bio ».

    Pourtant on assiste de plus en plus à des remises en question accompagnées de décisions qui tournent le dos aux anciennes pratiques. Quant aux pouvoirs publics, le moins qu’on puisse dire, c’est que leur attitude est pleine d’ambiguïtés plus ou moins hypocrites. Aucun gouvernement n’a jusqu’alors pris clairement position. Il y a un défi écologique à relever. Jusqu’à présent je n’ai trouvé (en France) que le Front de Gauche qui, à travers les discours de J.L. Mélenchon, proposait une démarche claire sur la question. Les écolos « officiels » qui grenouillent avec le P.S. ne pensent qu’à gérer les fauteuils où on les a installés. Le combat n’est pas fini.

  • Julie ouellet
    Publié à 22:49h, 23 mars Répondre

    Bonsoir. J’aimerais et je désire acheter mes produits bio. Par contre dans ma région le bio est plutôt rare. Quand je vais à l’épicerie je doute d’acheter bio quand je vois des légumes bio hors de prix et que le responsable de fruits et légumes transfert les aliments ( fruits et légumes) dans le comptoir de ceux- ci dans le non bio. Je perd confiance. Mais je tend à acheter de plus en plus bio. Merci

  • Sylvie
    Publié à 15:02h, 26 mai Répondre

    Bonjour, merci beaucoup pour votre article. J’adhère à 110% aux produits biologiques. Priorité à la santé. Nous sommes ce que nous mangeons. Une autre source intéressante pour le débat du manger bio:
    https://bio-transition.com/manger-bio.html

  • Gilles Savard
    Publié à 01:37h, 29 novembre Répondre

    Bien envoyé Yves, bravo pour la lucidité!

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