Le réveil du jardinier

Le réveil du jardinier

Février… pour le jardinier, c’est déjà l’heure de penser à la saison à venir. Autant pour s’y préparer que pour faire un pied de nez à l’hiver bien installé. Voici donc quatre activités pour entrevoir l’été !

1. Trouver son coin jardin

Avant tout, planifier où on va cultiver. Même si ce n’est pas l’heure de planter, la réponse va permettre de déterminer la quantité de végétaux à prévoir, les espèces à privilégier, les besoins en matériel, etc.

À la maison : Si vous disposez d’un coin ensoleillé, c’est l’option idéale car les légumes sont à portée de main, l’entretien est facilité et vous profiterez de l’embellissement des lieux. Évaluez d’abord si un espace au sol est disponible : une plate bande de fleurs, une bande de terrain le long de la maison, un coin de gazon, etc.

Si vous doutez de la qualité du sol, il sera possible de l’améliorer au printemps avec les bons amendements. Ou encore d’y poser de grands bacs de bois (avec ou sans fond) ou des Smart Pots grand format et de les remplir de bon terreau. Autre option : cultiver sur le balcon, la terrasse, le toit, les rambardes ou mêmes les murs. Il existe maintenant une variété infinie de contenants qui s’adaptent à tous ces lieux…

À l’extérieur : En ville, inscrivez-vous à un jardin communautaire (parcelles individuelles) ou collectif (jardinage et récolte en groupe). Dans les deux cas, les échanges avec les autres jardiniers et parfois des formations vous permettent de faire rapidement des progrès. En outre, le matériel est généralement fourni : vous n’avez qu’à acheter graines et tuteurs. Les listes d’attentes sont parfois longues donc inscrivez-vous dès que possible et ne désespérez pas : certaines parcelles se libèrent début juin.

Pour trouver la liste de ces jardins, contactez votre municipalité ou faites une recherche dans Google car certains sont indépendants. À la campagne, des personnes ou organismes louent des parcelles pour une somme modique : une bonne option mais qui nécessite parfois de longs déplacement depuis la ville.

2. Participer à une fête des semences

De février à avril, plusieurs fêtes des semences sont organisées dans tout le Québec. C’est LE rendez-vous à ne pas manquer et le moment idéal pour magasiner vos graines et glaner des conseils. Chaque fête est différente mais on y retrouve toujours plusieurs semenciers du Québec (donc des graines produites à petite échelle et adaptées à nos conditions), des organismes en lien avec le jardinage urbain ou non, des auteurs qui vendent leurs livres, des pépinières, etc.

Généralement un beau programme de conférences complète le tout pour vous enseigner l’art de faire ses semis, les espèces méconnues à découvrir ou même les rudiments de l’apiculture urbaine. Des activités pour les enfants sont parfois prévues, de même que la possibilité de manger sur place. Bref, une vraie fête du jardin avant l’heure ! En plus, c’est gratuit.

3. Consulter des livres de jardinage

Rien de mieux que l’hiver pour développer ou parfaire ses connaissances avec des livres de jardinage. Ils sont disponibles en grand nombre dans les bibliothèques mais, lorsque la saison est démarrée et que les questions surviennent, il est toujours utile d’avoir une ou plusieurs références à la maison…

Pour les conseils de base du jardinage, préférez les livres québécois qui fournissent des informations plus adaptées à nos conditions de culture que les livres importés de France. Par contre il existe plusieurs livres français et américains spécifiques au jardinage urbain.

Trois excellents ouvrages selon votre niveau d’engagement

Un peu : Le potager simplifié, par Micheline Lévesque, édition Bertrand Dumont, 64 p., 12,95 $. Destiné aux débutants, ce livre est un condensé d’information facile et rapide à lire. Parfait pour ceux qui veulent aller à l’essentiel en 64 pages.

Beaucoup : Mon potager santé, de Lili Michaud, édition Multimondes, 368 p., 27,95 $. Toutes les bases du jardinage écologique : où jardiner (pleine terre/contenant), comment connaître et enrichir votre sol, faire ses semis, informations détaillées par espèce, calendrier de semis et plantation, luttes aux ravageurs, etc.

Passionnément : La culture écologique des plantes légumières, de Yves Gagnon, édition Colloïdales, 324 p., 39,95 $. Un ouvrage de référence pour les jardiniers et les petits producteurs maraîchers qui livre dans le détail tous les secrets de culture de 56 espèces, du sol idéal à la récolte des graines. À compléter avec La culture écologique sur petites et grandes surfaces pour connaître aussi tous les secrets du sol.

4. Commander des graines

Si vous n’avez pas fait tous vos achats de graines lors des fêtes des semences, c’est le temps passer vos commandes auprès des petits producteurs québécois. Leurs semences ne sont généralement pas offertes dans les centres jardins qui vendent plutôt les semences de multinationales… Et si vous attendez trop, certaines variétés risquent de ne plus être disponibles. La plupart des semenciers permettent de commander en ligne et de recevoir vos graines rapidement par la poste. Simple et efficace !

Acheter vos graines auprès de petits producteurs québécois, c’est :

  • Encourager des artisans qui privilégient la qualité et très souvent une approche biologique ;
  • Vous assurer d’avoir des variétés adaptées à notre climat ;
  • Aider ces semenciers à préserver la biodiversité en perpétuant des variétés traditionnelles ;
  • Soutenir l’économie locale.

Les principaux semenciers québécois :

Plus à propos de :
Marie Eisenmann
info@urbainculteurs.org

Cofondatrice des Urbainculteurs, Marie Eisenmann est convaincue des nombreux bienfaits du jardinage pour nos vies et nos villes. Son souhait : vous donner envie de jardiner et des conseils pour réussir, avec ou sans terrain. À la clef : des aliments frais, bios et locaux.

4 commentaires
  • Fée des bois
    Publié à 08:30h, 04 février Répondre

    Un excellent billet qui fait du bien, qui apporte de la chaleur dans cette froidure hivernale. Vous transmettez vos valeurs et votre passion de belle façon. Merci beaucoup!

  • JGuy Archambault
    Publié à 10:45h, 04 février Répondre

    J’aurais apprécié que le nom de la Pépinière Déco ait été ajouté à votre liste des semenciers du Québec puisque déjà il figure à la liste des Semences du Patrimoine. Merci de prendre mon message en considération, JGuy Archambault

  • Marie Eisenmann
    Publié à 10:50h, 08 février Répondre

    Pour faire suite au commentaire ci dessous, voici les coordonnées de la Pépinières Déco qui vend également des semences : http://www.semencesvertes.net/

  • JGuy Archambault
    Publié à 09:06h, 07 mars Répondre

    Merci à Marie Eisenmann

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