Science, conscience et mauvaise foi, la santé est-elle prise en otage?

Science, conscience et mauvaise foi : la santé est-elle prise en otage?

La popularité renaissante des remèdes naturels et des thérapies holistiques provoque des réactions parmi la communauté scientifique médicale moderne et conventionnelle. On cherche souvent à diminuer, réglementer, légiférer un aspect fondamental de la vie qui consiste à entrer en relation avec la nature et à se soigner par l’alimentation et les plantes médicinales.

Tout comme ont pu le faire les prêtres et certains groupes religieux qui se sont largement imposés auprès des gens pour s’immiscer en porte-à-faux entre eux et leur spiritualité, plusieurs scientifiques se font passer pour les grands prêtres de la vérité d’aujourd’hui. Ils se permettent « d’ex-communier » ceux qui ne cadrent pas avec leurs propres croyances en plus de rejeter toute alternative à leurs techniques. Une question de chasse gardée plutôt que de science. (1)

Des scientifiques aux intérêts douteux et à la vision courte abusent de leur notoriété pour disséminer des informations aux antipodes d’une analyse scientifique digne de ce nom. Le plus inquiétant est que relativement peu d’entre nous s’opposent publiquement à de tels individus alors qu’un regard réellement objectif et une simple dose de gros bon sens suffisent normalement à démasquer ce genre d’ineptie.

Des affirmations tout simplement fausses !

L’exemple récent le plus frappant du respect aveugle porté aux scientifiques par la population fut le passage d’Olivier Bernard, dit le « Pharmachien », à l’émission Tout le monde en Parle diffusée sur les ondes de Radio-Canada le 27 novembre 2016. Ce dernier a pu transmettre des informations tout à fait fausses sans que personne ne bronche ou ne s’y oppose sur le plateau de l’émission.

Ainsi, par exemple, Mr. Bernard affirme devant des millions de téléspectateurs que les jus de fruits ne contiennent aucune vitamine… ce qui est tout bonnement faux ! Il poursuit en comparant les vertus d’un jus d’orange à celle d’une boisson gazeuse commerciale, sans même considérer le sucre raffiné et la caféine contenus dans cette dernière.

La mauvaise foi de cette affirmation, en plus de soulever des questions quant aux intentions de M. Bernard, n’a d’égal que sa fausseté — mais le plus inquiétant dans tout ceci est que nul n’a osé contester cela pendant l’émission, bien qu’un questionnement honnête et de brèves recherches suffisent à nous prémunir contre de telles inepties. (2)

« L’artichaut ne fait rien sur le foie, l’alimentation biologique n’est pas meilleure, le curcuma et l’échinacée ne font rien… », autant de faussetés qu’Olivier Bernard tente de faire passer pour des vérités scientifiques ! Jean-Yves Dionne, un autre pharmacien, balaie efficacement ces provocations dans son article « À chacun sa science? ». (3)

Dre Jacqueline Lagacé, reconnue notamment pour ses livres concernant l’alimentation anti-inflammatoire, a aussi prit le temps de corriger certaines des affirmations de M. Bernard dans son article « Suite au passage du pharmachien à Tout le monde en parle ». (4)

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme

Rappelons ici quelques notions fondamentales sur lesquelles sont fondées la science et son objectivité :

Le doute scientifique : la notion de doute nous prévient de faire des conclusions ou des raccourcis erronés. Les théories doivent être sans cesse validées et remises en questions.

La curiosité : un véritable scientifique s’intéresse à un phénomène ou vérifie une théorie dans l’intention de découvrir la vérité. Tout biais en faveur d’une explication et au détriment d’une autre falsifie ses conclusions et ne prouve que son ignorance ou sa mauvaise foi.

Les hypothèses scientifiques : le processus scientifique progresse par des expériences spécifiques qui portent sur des aspects extrêmement pointus de leur sujet. Ainsi, on ne peut affirmer scientifiquement qu’une plante dite médicinale « fonctionne » ou non sans préciser quels aspects et dans quelles conditions.

Ceux et celles qui affirment d’un bloc que les plantes médicinales ne « fonctionnent pas » ignorent aussi une quantité d’études qui ont depuis longtemps démontré les propriétés médicinales de centaines, sinon de milliers de plantes. Quelle ironie, d’autant plus qu’encore aujourd’hui les médicaments eux-mêmes sont conçus et synthétisés en grande partie à partir des plantes médicinales.

À ce sujet, l’Allemagne a notamment effectué une série d’études appelée « Commission E » afin de baliser, depuis quelques décennies déjà, l’usage des plantes médicinales et d’intégrer celles-ci à la pratique de leurs médecins pour qu’ils puissent les prescrire au besoin. (5)

Par ailleurs, une recherche rapide par noms latins sur un répertoire de recherche médicale publique comme PubMed permet de consulter d’innombrables études concluantes sur les plantes médicinales. (6)

Paradigmes scientifiques mésadaptés

Plusieurs études sur les plantes médicinales sont effectuées dans des conditions si éloignées de la réalité qu’elles sont inutiles pour déterminer la validité des effets médicinaux recherchés :

  • Les médicaments ne sont habituellement constitués que d’un seul constituant actif alors que les plantes en contiennent plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines, tel le Ganoderma lucidum qui comporte plus de 200 polysaccharides. Un seul polysaccharide occupera la carrière toute entière d’un chercheur avant de révéler tous ses secrets.
  • Les constituants chimiques dits « actifs » sont extraits et analysés séparément des autres constituants contenus dans les plantes qui fonctionnent davantage par la synergie qui se créée entre ces constituants. (7) Même les ordinateurs modernes sont incapables de modéliser avec précision l’effet de plus de deux ou trois molécules sur un organisme vivant (recherche poly-moléculaire).
  • Les études cliniques sont rares et coûteuses et se heurtent aux problèmes de financement détaillés plus loin. De plus, même si quelques centres en Chine et en Inde, par exemple, reçoivent aujourd’hui une aide gouvernementale pour financer des études cliniques capables de démontrer l’efficacité de leurs médecines traditionnelles (8), ces études restent d’ordinaire lettre morte et sont rarement reprises par leurs pairs à l’Ouest.

David Winston, herboriste reconnu aux É.-U., raconte :

« Au cours d’une étude non concluante publiée en 1999, on a donné 4 ml par jour d’échinacée aux participants, tandis que la dose traditionnelle est de 12 ml à 16 ml. Si vous prenez un demi-comprimé d’aspirine au lieu de deux pour soulager votre mal de tête, cela ne fonctionnera pas, illustre-t-il. Est-ce que ça veut dire que l’aspirine est inefficace ? ».

Winston mentionne d’autres études non concluantes dans lesquelles on a utilisé des extraits de feuille d’échinacée, plutôt que de la racine. Il dénonce :

« Et que penser d’une étude sur le millepertuis auprès d’enfants atteints d’un trouble de déficit de l’attention, tandis que cet usage traditionnel n’existe pas ? Lorsque de tels essais sont publiés, on voit apparaître des manchettes disant que les plantes ne sont pas efficaces ».

L’argent, le nerf de la guerre

Qui plus est, les budgets alloués aux plantes médicinales le sont presque exclusivement dans le but de commercialiser des extraits de plantes afin de les breveter et de vendre une marque particulière.

Prouver l’efficacité d’une plante que tout le monde peut cultiver chez soi ne rapporte à personne… comment alors financer de telles études ?

Ce problème fondamental est une barrière formidable au financement d’études sur la santé naturelle. C’est pourquoi nous dépendons de quelques études ici et là et parfois de quelques rares études commissionnées par les gouvernements dans le but de favoriser la santé publique.

Même le financement des études en médecine conventionnelle passe par les mêmes compagnies pharmaceutiques qui doivent démontrer l’efficacité de leurs produits, ce qui maintient un conflit d’intérêt permanent.

Corruption et science médicale moderne

Avant même de questionner la validité scientifique des médecines naturelles, nous devons nous demander si cette science pharmaceutique est réellement aussi efficace qu’on le prétend. Dr. Richard Horton, directeur en chef en 2011 d’une des plus célèbres revues médicales, The Lancet, ne mâche pas ses mots :

« Une grande partie de la littérature scientifique, sans doute la moitié, pourrait être tout simplement fausse. Affligée d’études avec des échantillons réduits, d’effets infimes, d’analyses préliminaires invalides, et de conflits d’intérêts flagrants, avec l’obsession de suivre les tendances d’importance douteuse à la mode, la science a pris le mauvais tournant vers les ténèbres. » (9)

Il ajoute que le financement par l’industrie d’études visant à mettre au point des médicaments ou des vaccins commerciaux sert à former le personnel médical, les étudiants en médecine et autres, plutôt qu’à aider les gens comme on le prétend d’ordinaire. Le Dr. Horton conclut :

« Ceux qui ont le pouvoir d’agir semblent penser que quelqu’un d’autre devrait le faire en premier. Et chaque action positive (par exemple, le financement de reproductions d’études bien pourvues) se voit opposer un argument (la science deviendra moins créative). La bonne nouvelle, c’est que la science commence à prendre très au sérieux certains de ses pires défauts. La mauvaise nouvelle, c’est que personne n’est prêt à prendre les premières mesures pour nettoyer le système. »

Il n’est pas seul à s’indigner : le Dr. Marcia Angell, ancien rédacteur en chef du New England Medical Journal, considéré comme l’une des autres revues médicales les plus prestigieuses du monde, partage cette position lorsqu’il déclare :

« Il n’est tout simplement plus possible de croire une grande partie des publications de la recherche clinique, ni de compter sur le jugement des médecins expérimentés ou les directives médicales faisant autorité. Je ne prends aucun plaisir à formuler cette conclusion, à laquelle je suis parvenu lentement et à contrecœur lors de mes deux décennies passées au poste de rédacteur en chef du New England Journal of Medicine. » (10)

Les faillites du système médical moderne

Une étude publiée dans le British Medical Journal en 2016 indique que les interventions du système médical moderne sont la 3e plus importante cause de mortalité aux États-Unis. Les erreurs médicales sont « incroyablement fréquentes » et coûtent la vie à plus de 251 000 américains par année, devant les maladies respiratoires et les accidents vasculaires cérébraux. (11) Au total, approximativement 700 000 décès par année sur 2,5 millions surviennent dans les hôpitaux aux É.-U. alors que leurs dépenses de santé atteignaient 17,5 % de leur P.I.B. en 2014. (12)

Quant aux produits naturels, il semble impossible d’obtenir une seule statistique sur le nombre de décès qu’ils provoquent chaque année. Il est probable qu’il y en ait un certain nombre sans que ces cas aient été prouvés ou documentés, mais ce nombre demeure fort probablement négligeable et anecdotique car il n’apparaît nulle part dans les statistiques officielles gouvernementales ou autres.

Il est donc beaucoup plus urgent de s’attarder à une réforme des bases du système scientifique et médical moderne que de légiférer et de réglementer les produits naturels, alors même que l’on manque d’outils et de perspectives pour encadrer la médecine naturelle sans étouffer les bénéfices incalculables qu’elle apporte aux populations de notre planète.

Selon l’OMS, en 2005 entre 65 et 80 % de la population dépendait de ces médecines traditionnelles et naturelles pour ses soins de santé primaires. (13)

L’intégration appropriée constitue également une préoccupation du Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, qui a fait la déclaration suivante  :

« Il ne faut pas opposer la médecine traditionnelle et la médecine occidentale. Dans le contexte des soins de santé primaires, les deux peuvent se compléter harmonieusement et il convient d’utiliser les meilleures caractéristiques et de compenser les points faibles de chacune. Mais cela ne va pas se faire automatiquement. Des décisions politiques délibérées doivent être prises et il est possible de les prendre avec succès » (14)

Un nouveau paradigme de santé

Il n’y a pas que les thérapies naturelles qui se heurtent au problème de communiquer avec la plupart ténors de la chimie et de la physique conventionnelles. Les physiciens quantiques modernes se heurtent depuis plus de cent ans aux difficultés de communiquer leurs expériences. Le célèbre physicien Heisenberg écrira :

« Les notions courantes ne peuvent être appliquées à la structure des atomes […] Les problèmes du langage ici sont réellement sérieux. Nous souhaitons parler de la structure des atomes… mais nous ne pouvons en parler en langage ordinaire. » (15)

La science vibratoire, les notions de synergie, de fréquence et d’harmonie ainsi que la physique quantique en général n’ont pas été intégrées à la pensée de nos scientifiques médicaux conventionnels, même après un siècle d’évolution. Un changement de paradigme, tel le passage de la notion que la Terre est plate à celle où la Terre est ronde, ne se fait pas sans difficultés ni sans affecter les institutions dominantes de l’époque où un tel changement survient.

Perspectives d’avenir

Pourtant, nous sommes assis sur un trésor scientifique gigantesque : des milliers d’années de science empirique, d’expérimentations et d’usages « traditionnels » que les ethnobotanistes, anthropologues et phytothérapeutes de ce monde ont étudié et compilé pour nous, alors que les médecins manquent cruellement de temps pour élargir leurs horizons scientifiques.

Dois-je démontrer la valeur calorique de mon gruau pour prouver que je suis plein ? Ai-je besoin de valider en laboratoire que la cayenne active ma circulation sanguine ?

Prenons notre santé en main, restons maîtres et responsables de nos choix et combattons la corruption des corporations pharmaceutiques ainsi que les réglementations et les limites imposées aux médecines naturelles par nos gouvernements sous l’influence des lobbys malhonnêtes. La liberté de choix est le dernier bastion qui nous appartient encore, mais pour combien de temps ? Saisissons les alternatives qui s’offrent à nous ! (16)

Jonathan Léger Raymond
namaste@ayurvedarevolution.com

Thérapeute en ayurvéda et herboriste accrédité par la Guilde des Herboristes du Québec, Jonathan Léger Raymond est un thérapeute holistique spécialisé en ayurvéda, médecine traditionnelle de l’Inde. Il est co-fondateur du centre Espace Ayurvéda à Montréal et se consacre à présent à l’édification d’une plate-forme internationale de référence sur l’Ayurvéda et le mode de vie écologique: Ayurvéda Revolution.

14 commentaires
  • Christiane Bujold
    Publié à 20:49h, 04 février Répondre

    Wow! Quel article bien rédigé. Entre phytothérapie, herboristerie, naturopathie, homéopathie, entre ceux qui vendent des produits naturels, des plantes, des huiles essentielles pour suivre la mode mais qui n’y connaissent rien et entre la supposée science médicale qui utilise des produits censés nous guérir mais qui au fond nous tuent ou nuisent grandement à notre santé, bien peu de gens s’y retrouvent maintenant. Et pourtant, avec toutes les ratés des systèmes de soins de santé actuels, les gens croient encore dure comme fer aux médecins. C’est triste tout ça. A quand des études universitaires en sciences de la Vie, à quand les groupes multidisciplinaires de spécialistes qui s’uniront pour réellement prendre soin de la santé et de la vie?

  • Liza Rodrigue
    Publié à 07:01h, 05 février Répondre

    Merci !

  • Anne-Marie Bleau
    Publié à 20:48h, 05 février Répondre

    Bravo pour l’article, les références, c’est très pertinent. Merci

  • Jean-Francois
    Publié à 06:32h, 07 février Répondre

    Vous n’avez donc rien compris aux commentaires d’Olivier Bernard à TLMEP malheureusement, Vous êtes digne de la «petite science» dont vous parler dans votre texte. Concernant les foutus jus d’orange VS le Coke/Pepsi, il parlait du sucre contenus (pas des autres trucs !); et ils faut évidemment relativiser le tout. Évidemment, avoir le choix entre les 2, on s’entend qu’on se lance sur le jus d’orange, mais que ça vous fasse plaisir ou non, le jus d’orange est rempli de sucre lui aussi, tout comme le coke. Voilà, et ça, on ne peut pas le nier. Voici l’essentiel de ce qu’il souhaite lancer comme message et parlez-en à n’importe quel nutritionniste, il / elle vous dira pareil! Maintenant, aux gens de faire la part des choses. Pour le reste, pour prouver un remède «naturel», il faut des preuves, provenant de la science. Trop de charlatans veulent nous vendre des produits «naturels» alors que rien ne prouve qu’ils ont un quelconque effet. Avant d’avancer des choses, il faut s’assurer de dire les vraies affaires…

    • Jonathan Léger Raymond
      Publié à 08:06h, 12 février Répondre

      Merci de cette observation, néanmoins le sucre contenu dans le jus d’orange n’est pas raffiné et Mr. Bernard n’est pas éloquent sur les détails que vous soulevez… son but ne semble pas d’informer adéquatement le public. Par ailleurs, les plantes médicinales sont utilisées avec succès depuis des millénaires et plusieurs usages sont prouvés. Il coûte des millions de dollars pour effectuer une étude, qui paiera la note si tout le monde peut faire pousser chez soi ces plantes ? Enfin, nous n’avons aucun problèmes à commercialiser des produits toxiques dans notre société (pesticides, cigarettes, etc.) et nous devons ensuite prouver leur dangerosité évidente… pourquoi pas demander d’abord des preuves de leur innocuité ? Enfin, de quels charlatans parlez-vous ? Connaissez-vous des gens qui se sont enrichi avec les plantes médicinales ? Connaissez-vous des gens ayant souffert de tromperies manifestes ?

      • MC Martel
        Publié à 07:48h, 23 février Répondre

        Sachez que le corps humain ne fait pas la différence entre un sucre raffiné et un sucre naturel.

        • Jonathan Léger Raymond
          Publié à 02:05h, 25 mars Répondre

          Le corps humain est affecté différemment par le sucre raffiné car celui-ci est dépourvu de ses minéraux et il contient des traces de produits chimiques utilisés pour son raffinement, ce qui a un impact certain sur l’organisme. Le sucre naturel est plus riche en minéraux, donc beaucoup moins acidifiant. Il s’agit de faits scientifiques et nutritionnels incontestés.

    • Jonathan Léger Raymond
      Publié à 12:45h, 12 février Répondre

      Dernier détail si vous permettez : tous les produits naturels en vente libre au Canada sont déjà couverts par la loi sur les allégations qui stipule qu’une allégation – affirmation – médicinale doit être démontrée scientifiquement et approuvée par Santé Canada avant de recevoir son NPN. Informez-vous auprès de la DPSN (Direction des Produits de Santé Naturelle) pour plus de détails.

  • Anne Noorman
    Publié à 07:01h, 07 février Répondre

    Bravo, cet article est parfait. Je le partage sur FB, je voudrais tellement que le monde ouvre enfin les yeux et le coeur!

  • Véronik
    Publié à 10:16h, 07 février Répondre

    Merci Jonathan d’avoir pris le temps d’écrire ce bel article!

  • Carole Lemieux
    Publié à 12:42h, 07 février Répondre

    J’aimerais pourvoir prévenir/guérir toutes les maladies de ma famille avec ce qui pousse dans mon jardin. Comment trouver de l’information fiable à ce sujet?
    Il y a parfois des reportages qui montrent que les produits naturels vendus commercialement ne contiennent pas ce qui est écrit sur la bouteille. Je trouve ça choquant et en tant que consommateur, je préfère que les produits naturels vendus en pharmacie soient mieux réglementés. Votre dernier paragraphe me donne l’impression que vous ne partagez pas cette opinion, pourquoi?

    • Jonathan Léger Raymond
      Publié à 07:52h, 12 février Répondre

      Excellente question ! La réglementation sur une base scientifique est impossible sans financement adéquat de la recherche et limitative sans une compréhension plus large de l’effet des plantes médicinales. Les spécialistes comme les herboristes accrédités par la Guilde des herboristes du Québec ainsi que leurs compatriotes des É.-U. et de l’Europe peuvent être consultés car il n’est pas facile de naviguer parmi les plantes médicinales comme amateur. Internet est l’un des pires endroits pour s’informer lorsque l’on est dépourvu de bases. Néanmoins, Passeport Santé, Flora Médicina, Todd Caldecott et plusieurs autres offrent des informations fiables. Moi-même je publie des articles de fond sur ce site, section herboristerie, ainsi que sur le site Ayurvéda Révolution. La boutique l’Alchimiste en herbes à Montréal emploie des herboristes qualifiés et vous conseille sur place. Je recommande tout de même aux gens d’aller consulter les herboristes accrédités et certains naturopathes et thérapeutes ayurvédiques car il s’agit d’un art et d’une science complexe à maîtriser. Chacun son métier, qui songerait à se prescrire un médicament d’une simple recherche sur Google ? Il est aussi possible pour vous de suivre des cours de base, je recommande notamment l’Herbothèque et Flora Medicina qui sont très professionnels et offrent de cours en personne et à distance.

  • Jessica
    Publié à 13:46h, 12 février Répondre

    Je vis moi-même avec une personne qui doit prendre des médicaments quotidiennement. Récemment, il a eu un malaise à cause des effets secondaires de ce médicament. C’est sûr que ce genre de situation nous porte à réfléchir sur la consommation de ce type de médicaments. Il me semble que ce soit évident que l’industrie pharmaceutique soit constamment en conflit d’intérêt puisque comme toute entreprise, elle doit générer des profits. Et, connaissant la nature humaine, le profit, c’est bin important! Peut-être que des fois, il y a des décisions qui sont prises et que la santé passe en deuxième. Pas besoin d’être un scientifique pour savoir cela. Et comme il est mentionné dans l’article ci-haut, bin non, ça rapporte pas beaucoup de profits d’expliquer aux gens comment ils peuvent se concocter des remèdes simple à partir de plantes qu’ils ramassent eux-même dans le bois. Donc, c’est normal que très peu d’argent soit investit dans l’étude des remèdes traditionnels. De plus, comment en est-on arrivé à ce que des êtres humains, même assez jeunes, se sentent obligés de prendre des médicaments (qu’ils doivent payer ou que l’état va payer, peu importe il y a de l’argent en jeu) régulièrement pour avoir une qualité de vie correct? Je pense également que contrairement à ce que notre ami le Pharmachien nous dit, les témoignages devraient avoir leur place. Les autochtones utilisaient l’écorce des noisetiers à long bec pour soulager les bébés de la percés des dents. Ils étaient convaincus que ça fonctionnait et personne n’avait fait de grandes études compliqués pour le prouver. Nous le savons, le corps humain est très complexe et même d’une personne à l’autre, les remèdes peuvent agir d’une façon complètement différente. De plus, lire une étude scientifique pour essayer de se faire une opinion correcte sur la consommation de tel ou tel médicament, c’est pas évident et nous qui consommons des médicaments, bin on est pas tous des scientifiques! Alors sur qui peut-on se fier pour savoir et comprendre? Je veux bien faire des tests sur moi-même, mais j’aimerais ça que mon médicaments ne me cause pas d’ACV si ça marche pas. Je pense que je préfère les remèdes traditionnels de plantes qui au pire, ne me feront rien!

  • Karlkab
    Publié à 17:17h, 20 février Répondre

    ohh ok.. c’est parce qu’ils (OB et JF) parlent de jus d’orange «Simply Orange» de Coca Cola

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